Nom de la loi

Loi d’amnistie en faveur de C. Servilius Geminus, qui avait violé l’interdiction, pour le fils d’un ancien magistrat curule encore vivant, d’exercer les magistratures plébéiennes (pl. sc.)

Date

203 av. J.-C.

Sources

Liv., 30, 19, 9
Latum ad populum est ne C. Seruilio fraudi esset quod patre qui sella curuli sedisset uiuo, cum id ignoraret, tribunus plebis atque aedilis plebis fuisset contra quam sanctum legibus erat. Hac rogatione perlata in prouinciam rediit

Bibliographie

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Commentaire

Le consul C. Servilius Geminus libéra et ramena à Rome son père, ancien magistrat curule, qui, fait prisonnier par les Boïens en 218 alors qu’il était membre d’une commission agraire, avait été considéré comme mort. Geminus était devenu tr. pl. puis aed. pl. quand, en 209, le bruit parvint à Rome que son père n’avait pas été tué (Liv., 27, 21, 10Seruilium negabant iure aut tribunum plebis fuisse aut aedilem esse, quod patrem eius, quem triumuirum agrarium occisum a Boiis circa Mutinam esse opinio per nouem annos fuerat, uiuere atque in hostium potestate esse satis constabat), et il prit alors soin d’exercer une édilité curule (208) avant de briguer la préture puis le consulat. Une fois le père revenu à Rome, une loi fut nécessaire pour amnistier le consul de la faute qu’il avait commise involontairement en violant la loi qui interdisait aux fils de magistrats curules encore vivants d’exercer une magistrature plébéienne (notice n° 351).

Comment citer cette notice

Jean-Louis Ferrary. "Loi d’amnistie en faveur de C. Servilius Geminus, qui avait violé l’interdiction, pour le fils d’un ancien magistrat curule encore vivant, d’exercer les magistratures plébéiennes (pl. sc.)", dans Lepor. Leges Populi Romani, sous la dir. de Jean-Louis Ferrary et de Philippe Moreau. [En ligne]. Paris:IRHT-TELMA, 2007. URL : http://www.cn-telma.fr/lepor/notice562/. Date de mise à jour :16/07/14 .